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L'histoire de Pivoine de Titou

Née le 11 avril 2025

Son papa est Espiègle de Bel'Ane

Sa maman est Violette

Depuis sa naissance, il faut dire qu’il arrive des choses pas trop sympa à Pivoine.

Sa maman Violette a l’habitude de mettre bas à 14 mois. Une ânesse ânonne généralement entre 11 et 13 mois, voire 14 mois mais souvent pour un premier ânon. Maman Violette est malade (une colique) et déclenche en pleine journée, pendant les visites des vacances scolaires. Pivoine est née prématurément mais tout va bien pour elle. Nous soignons maman pour sa colique et cela met plus de temps que la normale parce qu’elle doit nourrir Pivoine. Mère et fille ont passé beaucoup de temps à l’infirmerie, le temps de la guérison de Maman Violette.

A quelques mois, Pivoine s’est pris un coup de sabot sur le nez pendant un repas et a du prendre un traitement pendant quelques jours. Cette ânonne est formidable, a confiance en moi, et me laisse lui donner son traitement sans se plaindre. En quelques jours, c’est résolu. Pivoine et sa maman retourne au troupeau.

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Tout se passait bien jusqu’à ce mercredi 24 décembre 2025 au soir où nous la retrouvons la tête coincée dans l’autochargeur. Une fois la tête décoincée, Pivoine a mal à son antérieur gauche et a quelques petites plaies. Je décide de la mettre au box pour qu’elle se déplace le moins possible et je lui nettoie les plaies. Ma vétérinaire, Joséphine, est prévenue mais on attend de voir l’évolution dans les prochains jours. Vendredi, ma vétérinaire, Joséphine, doit venir pour des vaccins, elle en profitera pour regarder. En attendant, je continue de nettoyer les plaies. Pivoine ne se plaint pas et se laisse soigner sans bouger. Le vendredi, la vétérinaire a de grosses urgences et annule son déplacement mais Pivoine va toujours pareil, pas de fièvre que je vérifie, elle se déplace un peu mais boite toujours. Je continue à nettoyer les plaies. Dimanche soir, je vois que Pivoine est fatiguée mais pas de fièvre, je commence à m’inquiéter un peu plus.

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Lundi matin, j’appelle la vétérinaire, Eve, pour qu’elle passe dès que ce sera possible pour elle parce que je sens bien qu’il y a un problème avec Pivoine, elle est beaucoup couchée, boite toujours autant. Eve est sur des urgences en cette fin d’année et n’a réussi qu’à passer mardi 31 décembre parce qu’en discutant au téléphone de l’état de Pivoine, c’est maintenant elle la grosse urgence. La radio est sans équivoque, Pivoine a une fracture et il y a un point qui dit que la plaie touche l’os. La chance dans tout ça, c’est que ce n’est pas déplacé. C’est grave mais ça pourrait être pire. Si cela se déplace, il faudra euthanasier Pivoine. Elle est mise sous antibiotique immédiatement et elle est bloquée dans un petit parc dans son box pour qu’elle bouge le moins possible.

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Je continue de nettoyer les plaies et donner l’antibiotique à Pivoine. Je mets Jujube à côté d’elle pour qu’elle se sente moins seule.

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Puis un jour, je vois bien qu’il y a un problème, Pivoine n’est pas comme d’habitude. Je fais venir Joséphine, ma vétérinaire, qui fait une radio de contrôle ce vendredi 16 janvier 2026 et là, une vision d’horreur pour moi, je n’ai pas eu besoin que l’on m’explique pour comprendre que c’était grave. L’os est désagrégé sur plusieurs centimètres et il y a plus de fractures. L’antibiotique n’a pas fait effet. Nous demandons un antibiogramme mais en attendant d’avoir les résultats, un changement d’antibiotique s’impose. Nous demandons conseils à la clinique équine de Saint Cannat (13) qui reçoit les images des radios depuis son accident. Nous avons une vétérinaire au téléphone et nous parlons amputation, opération, euthanasie. Que faire ? L’amputation serait beaucoup trop compliqué pour le « après ». Pivoine demanderait beaucoup trop de soins.

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Je ne peux rien faire de plus. Juste attendre les résultats de l’antibiogramme et espérer que l’antibiotique donné est le bon mais le jeudi 22 janvier on apprend que l’antibiotique n’est pas suffisant parce que 5 bactéries sont présentes dont une qui est multi-résistante. L’amoxicilline, cet antibiotique que nous connaissons tous, pourrait tuer cette bactérie mais nous n’avons pas le droit de donner cet antibiotique aux animaux sans l’autorisation d’un vétérinaire référent.

Nous demandons encore une fois des conseils à la clinique équine de Provence qui nous demande de leur laisser un peu de temps (24 heures) pour se renseigner pour faire quelques chose pour Pivoine.

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Mais oui, ça pouvait encore être pire, les vétérinaires me l’avait dit, et c’est arrivé. Ce vendredi 23 janvier, la jambe n’est plus droite.

J’avais été prévenue depuis le début. Si cela se déplace, nous devrons euthanasier Pivoine.

J’appelle Joséphine qui annule tous ses rendez-vous et arrive en urgence. Elle va mettre une heure à arriver. C’est le temps que je prends avec ma petite Pivoine pour lui dire « au revoir » pendant qu’elle, mange. Oui, elle mange, parce qu’elle n’a jamais arrêté de manger, ne s’est jamais plaint de la douleur alors qu’elle doit souffrir énormément, elle est toujours restée calme et patiente alors que cela va un mois qu’elle est enfermée dans une partie de son box.

Joséphine arrive et me dit « On va les appeler et on va demander l’amputation » alors qu’au départ elle venait pour euthanasier Pivoine. On arrive pas à avoir le chirurgien de la clinique mais il rappelle Joséphine dans la soirée en lui disant qu’on pouvait mener Pivoine le samedi en fin de matinée, le temps d’organiser un endroit pour elle pour qu’elle ne contamine pas les autres animaux hospitalisés avec sa bactérie multi-résistante.

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Arrive le samedi 24 janvier, un mois après son accident et nous sommes sur la route avec Pivoine, couchée dans le van. Je suis avec elle pour qu’elle ne se lève pas et Jujube est du voyage aussi. Si elle peut rester pendant l’hospitalisation, ce serait juste parfait pour que petite Pivoine ne se sente pas seule. Le trajet se passe bien.

Et nous arrivons, le samedi 24 janvier, à la Clinique Equine de Provence où nous sommes attendus. Tout est prêt. Nous mettons Pivoine dans son box, à l’écart des autres. Le chirurgien enlève le pansement que Joséphine lui avait fait la veille pour bloquer sa jambe pour vérifier les dégâts puis lui refait un autre pansement avant d’entamer les discussions.

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Cela fait des semaines qu’il se passe beaucoup de choses dans ma tête mais j’ai fait beaucoup de recherches pour trouver des solutions pour Pivoine. Le chirurgien me donne trois options qui sont l’euthanasie, l’amputation, et la chirurgie avec des broches.

L’amputation ferait gagner à Pivoine 12 à 18 mois.

La chirurgie peut fonctionner mais va être très compliqué parce qu’elle a toujours des bactéries. Pivoine resterait hospitalisée environ 2 mois et cela couterait entre 5 et 10 000 € pour la clinique + les soins derrières, il y en aurait pour 20 000 € si tout va bien. Avec son infection, Pivoine a moins de 20 % de chance de survie.

La meilleure solution serait l’euthanasie.

J’ai passé un mois avec Pivoine, c’est une ânesse qui a envie de vivre, c’est encore un bébé, elle est calme et patiente, elle est combative et courageuse, elle est résiliente. S’il y en a bien une qui peut survivre à tout ça, c’est bien elle. Je demande qu’une chirurgie soit faite dès que possible. L’opération ne peut pas se fait avant lundi après-midi et j’ai jusque-là pour réfléchir.

Jujube doit rentrer à la maison parce que ce serait trop contraignant pour les soins de Pivoine.

Le lendemain, je suis auprès de Pivoine pour qu’elle ne se sente pas seule.

Une chose est sûre, il ne faut pas me laisser trop de temps à réfléchir et à faire des recherches, appeler les amies pour prendre la meilleure décision. Oui, le lundi, je ne me suis pas rendue à la clinique mais avant l’opération, quand le chirurgien m’a appelé pour me demander ce que je voulais qu’il fasse, je lui ai dit « Vous tentez l’opération, si cela ne fonctionne pas, vous amputez et si là aussi, ce n’est pas bon, alors je suis d’accord pour l’euthanasie, mais on tente tout. »

Pivoine est opérée ce lundi 26 janvier et cela se passe bien.

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Je me rends à la clinique dès le lendemain et tous les autres jours qui suivent parce que je ne veux pas que Pivoine se sente seule, abandonnée. Alors chaque jours, je fais environ 3 heures de route pour pouvoir passer environ 4 heures avec elle, je lui parle, je la brosse, je travaille pendant qu’elle dort, et j’ai même fait quelques petites siestes avec elle, dans les copeaux. Je communique beaucoup avec les vétérinaires qui s’occupent de Pivoine, ils me tiennent au courant de son confort les peu de fois où je ne peux pas m’y rendre.

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Le 1er février 2026, une cagnotte a été créée par ma mentor et amie Marie Claude. Une cagnotte qui va me permettre de régler les factures de soins de Pivoine.

Les radios de contrôle chaque semaine ne montre pas d’amélioration mais ne montre pas non plus que c’est pire. Cela reste positif même sans l’amélioration parce que ce n’est pas pire. Peut-être que l’infection est en train de disparaître ?!

Le mardi 10 février, non loin des vacances scolaires, je décide de demander la sortie provisoire de Pivoine. La ferme est ouverte au public pendant les vacances solaires alors je ne peux pas me rendre à son chevet pendant 2 semaines, ça va être très long pour elle, elle ne voudra peut être plus se battre. Mes supers parents et quelques merveilleuses amies se proposent à lui rendre visite, ma magnifique filleule mais pas qu’eux, des personnes que je ne connais pas mais qui me suivent sur les réseaux sociaux me contactent pour me proposer leur aide.

Le chirurgien fait une radio de contrôle avant de me dire qu’il acceptait la sortie de Pivoine le jeudi 12 février. Je peux continuer ses soins moins même et ma vétérinaire Joséphine fera des contrôle radio.

Nous rentrons donc à la maison après une formation sur les soins.

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Pivoine est maintenant à la maison, je lui change son pansement tous les jours, je vérifie que le plâtre reste blanc, je donne les antibiotiques dans le cathéter toutes les 8 heures,… Je vérifie que le confort de Pivoine soit le mieux possible. Le retrait des broches est déjà fixé au mardi 10 mars.

Lors du contrôle radio effectué par Joséphine le 24 février 2026, on remarque un cal osseux, oui, un petit cal osseux qui nous rend tous heureux et le chirurgien décide de décaler l’intervention d’une semaine, donc le mardi 17 mars.

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En attendant, je continue d’administrer les antibiotiques jusqu’au 10 mars. Le 11, on prévoit le retrait du cathéter pour éviter tout problème d’infection. Jusqu’au 16 mars, je continue de vérifier le confort de Pivoine et son plâtre chaque jour.

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